Les essais
Les essais du jeudi seront perturbés par de violents orages.
Je ne pourrai donc pas rouler.
Vendredi, je fais 2 séries d'essais libres qui me permettent
de peaufiner les réglages de la moto et de valider mon choix
de pneus pour la course. Il fait très chaud et je ne suis
pas dans des chronos convenables. Je suis un peu inquiet concernant
les qualifications du lendemain...
Les qualifications
Je suis en 3ème série, c'est un avantage car je
connais déjà les chronos qu'il faudra faire pour
envisager une bonne place sur la grille de départ : Yann
Sotter a la pôle position en 1.03.7 !
Après deux tours de rodage des pneus et des plaquettes
de frein, je commence à rentrer dans un bon rythme en
1.05.1... Je décide alors de ralentir pour me dégager
du peloton et ainsi avoir deux tours clairs. Je descend en 1.04.6.
cela me positionne second de ma série à 3 centièmes
de Cyril Bouffier et 11ème sur la grille de départ.
C'est une première satisfaction après mes qualifications
manquées de Croix-en-Ternois.
La course
Un orage vient détremper la piste en début d'après-midi
et rend les conditions incertaines pour la course. Cependant,
après l'apparition de quelques rayons de soleil, c'est
sur du séchant que je prendrai le départ.
1er départ : chute collective au 1er virage et drapeau
rouge (classique en 600 et en 1000).
2ème départ : Je me situe 9ème au premier
tour mais je n'arrive pas a doubler car c'est encore humide hors
de la trajectoire. Quelques tours plus tard la piste est sèche,
je décide de passer à l'attaque. Je remonte 5ème à 50m
de Lucas De Carolis ( 2ème temps des qualifs) . Pendant
un moment nous roulons plus vite que la tête de la course
mais une glisse à la sortie de la parabolique va me calmer
et me décider d'assurer ma place. Le malheureux leader
David Perret chute dans le dernier tour et c'est donc 4ème
que je franchis la ligne d'arrivée.
Je suis, bien entendu très satisfait de cette 4ème
place. Je la dois aussi au manque de réussite de certains
pilotes tels que Patrick Kieger, Stéphane Torrès
ou David Perret.
Cependant, je crois avoir démontré que j’avais
ma place en 600 et que la Suzuki GSX R 600 permettait de faire
un résultat.
Avec un châssis très bien réglé, des
pneumatiques Pirelli très efficaces et les nouvelles plaquettes
Carbone-Lorraine qui autorisent les freinages les plus téméraires,
il est dommage que nous n’ayons pas eu le temps de développer
le moteur tel que le permet aujourd’hui le règlement.
En effet, le passage au banc de puissance obligatoire pour les
5 premiers a confirmé la sensation que je ressentais de
léger manque de puissance, particulièrement à bas
régime. Avec 108 CV, ma Suzuki marque le pas en comparaison
des Honda qui approchent les 120 CV , et surtout des Kawasaki
qui atteignent 127 CV. Cependant, avec une préparation
adéquate, je suis persuadé que la Suzuki sera une
bonne candidate au podium.
Dans tous les cas, rendez-vous les 9 et 10 juillet sur le
superbe circuit de pilotage qu’est Pau où je compte
aussi marquer de gros points. |