Les essais
La 1ère séance d'essais libres se déroule
bien. Bien que n'ayant pu rouler cet hiver sur ce circuit, je suis
dans les chronos des meilleurs.
Essai de nouveaux pneus pour la 2ème série - très
brefs - je m'envole à la sortie du triple gauche à une
altitude qui m'a permis d'admirer les arènes de Nîmes
!
Je retombe et reste immobile quelques instants. L'ambulance arrive
et m'emmène en me portant. Arrivé à l'infirmerie
du circuit, ma cheville gauche et mon poignet droit présentent
le même aspect que ma moto : déplorables !
Détour aux urgences qui diagnostiquent une entorse à la
cheville et une petite fêlure au poignet. Hervé pense
raisonnablement déclarer forfait. Le week-end s'arrête
là pour la catégorie 600...
C'est sans compter sur mon envie de participer et, surtout, sur
la solidarité de l'équipe d'Hervé composée
des élèves du Lycée Jacques Brel, Morgan,
Nicolas et Bader aidés de Terry, le coach de Sébastien
Prulhière, mon brillant coéquipier en 1000. Ils vont
se défoncer pour réparer la moto. Richard Gauthier,
mon coach sort ses remèdes de grand-mère pour "soigner" les
blessures. Je peux juste refaire une série pour m'assurer
que je peux tenir sur la moto et passer les vitesses.
Les qualifications
En raison du nombre d'engagés et du retard pris dans la
1ère série chrono des 600, les séances sont
réduites à 12 minutes. Pas de miracle. Avec un
temps de 1.32.8, satisfaisant vu mon état, je ne suis
pas qualifié.
Les repéchages
Départ en 1ère série. Je suis en 2ème
ligne. Mon équipe est inquiète. Le principe des
repêchages où il n'y a que 3 qualifiés sur
la trentaine au départ est peu rassurant.
Le départ est spécial : Il est donné alors
que le commissaire au drapeau rouge n'a pas encore quitté la
piste et se trouve face à moi ! Malgré cela, comme
les autres pilotes ont aussi été surpris, je me
retrouve en 4ème position. Je remonte en 2ème position
que je tiendrai jusqu'à l'avant dernier virage du dernier
tour où ma roue arrière va se dérober. Mon
meilleur tour en 1.31.2 me donne des regrets. Si j'avais été en "bon état"...
C'est définitivement terminé pour moi. Pourtant,
Il n'y a pas de regret à avoir. Notre kiné qui
m'a examiné juste après la course m'aurait interdit
de prendre le départ de la finale. Je suis désolé pour
l'équipe qui a fait un travail remarquable.
Et puis, pendant que je suis soigné, le drame; 2 décès
sur la piste; Le choc. Tout ce qui précède paraît
si dérisoire ...
Sincères condoléances aux familles des pilotes
et à leurs amis. |