Cependant,
suite à ma grosse chute de Pau Arnos, nous avons eu beaucoup
de travail et de réparation à faire sur la moto
(cadre, fourche, etc...) et je peux de justesse participer à l'épreuve
grâce à l'aide de Cyril (Vérif moto), du
Team 6ème Avenue, de Stéphane Gallis ainsi que
celle de mes partenaires...
Après de nombreuses péripéties pour trouver
des pièces pour ma moto, le sort semble s'acharner sur moi,
c'est le camion qui ne démarre plus... Josué Duzont
s'acharne dessus avec succès, nous voila enfin sur le chemin
du Mans.
Les essais
Je fais très peu d'essais car il reste beaucoup de travail
sur ma moto. Je n'ai pas roulé sur ce circuit depuis longtemps, étant
blessé l'année dernière... De plus, je n'ai
jamais participé aux 24h du Mans contrairement aux pilotes
des avants postes...
Les qualifications
Pour une fois je suis en 2ème série mais je ne
veux pas connaître les chronos de la première afin
de ne pas me mettre de pression. C'est déjà une
chance de pouvoir participer à l'épreuve vu les
dommages qu'avait ma moto. Je m'élance pour les 15 mins
de qualifs et continue l'apprentissage du circuit par la même
occasion. Il faut trouver des repères, les rapports engagés,
etc... C'est assez laborieux au début, il m'arrive même
de freiner et de devoir réaccélérer car
sinon je m'arrêterais avant le virage! Je gagne une demi
seconde à chaque tour, me fais un peu gêner au niveau
du Garage Vert dans mon meilleur, et me classe 6ème sur
110 participants à 0.5 seconde de la pole position !!!
C'est une première satisfaction: " Nous revenons
de loin... "
La course
Cette année, je peux enfin prendre le départ de
la course du Mans. Cela faisait depuis ma victoire en Junior
Cup en 2002 que ce n'était pas arrivé!
Je fais encore un très mauvais départ (y a vraiment
un gros souci à ce niveau là !) et finit le 1er
tour à la ..... 12ème position !!! Je remonte des
places mais je sens qu'il y a un problème... dès
que je double un adversaire je me fais immédiatement redoubler
dans la ligne droite suivante... ma moto n'avance vraiment pas.
Quelques tours plus tard je commence à comprendre pourquoi
car le phénomène s'intensifie. Lorsque je lâche
l'embrayage en entrée de virage la roue arrière
se bloque instantanément. Je roule donc avec un frein
arrière bloqué ! J'arrive à suivre le rythme
mais c'est difficile de doubler. Après de belles entrées
de virage en travers, mais également quelques frayeurs,
je décide d'abandonner après un tout droit car
cela devient trop dangereux...
Les courses s'enchaînent et les déceptions également.
Le résultat ne reflète malheureusement pas le travail
effectué. "On se remet vite et on regarde Nogaro..."
Un très grand merci à Olivier Verlant et Manu Taillez
pour leur aide ainsi qu'à tout le Team 6ème Avenue.
Je tiens encore une fois à remercier Stéphane Gallis
sans qui je n'aurai pu rouler.
Lionel Braun # 56 |