Les
essais
Nous effectuons des (très) bons essais qui nous laissent
espérer une bonne course. Après Carole, nous avons à cœur
de confirmer nos capacités à jouer aux avant-postes.
Les qualifications
Samedi matin, je suis en première série qualificative,
un léger désavantage. La situation va vite se dégrader
lorsque je me dirige vers la pré-grille: il n'y a presque
plus de frein ! Je retourne voir mon équipe qui me dit
qu'on ne peut plus rien faire. C'est maintenant l'heure des qualifications
et je vais devoir faire avec... Enervé et stressé,
je m'élance sur la piste. Au bout de 4 à 5 tours
le freinage s'améliore et je cherche à me dégager
pour ne pas être gêné dans mon tour chrono.
Je fais une erreur dans mon premier tour chrono, je n'ai plus
qu'une unique chance pour être bien classé: il me
reste un tour a faire. Cependant, je me fais gêner. J'améliore
malgré tout mais je suis loin des performances que j'envisageai.
Mon chrono de qualification est inférieur à ceux
que je faisais avec des pneus usés la veille: Je réalise
le 14ème temps.
La course
Je prends le départ frustré en 4ème ligne
avec l'intention de rapidement grappiller des places. Cependant, à l'extinction
des feux, je dose mal l'embrayage et la moto se cabre. Afin de
ne pas perdre de places je ne relâche pas complètement
les gaz mais fais tourner la moto. L'avant retombe de travers
et me désarçonne: c'est la chute au milieu du paquet
! Je me protège le mieux possible et tente d'éviter
les concurrents qui arrivent. Plusieurs d'entre eux vont me percuter
ainsi que ma moto ( je tiens d'ailleurs à m'excuser auprès
de ceux que j'ai fais tomber). Je me relève de suite,
cours et remonte sur ma 600 qui n'est malheureusement plus en état
de repartir.
Lors de ce week-end se sont enchaînées les déceptions.
Après examen, je souffre d'une fracture de la partie inférieure
du tibia (3 semaines de repos obligatoire). Ma prochaine course
au Mans est donc compromise sur une erreur impardonnable de débutant.
Mais mon moral me fait aussi mal, sinon plus, que mon tibia :
j’ai manqué de maturité en n’acceptant
pas de partir sur une ligne qui n’était pas la mienne
et en voulant corriger immédiatement cette anomalie au
lieu de la gérer pendant toute la durée de la course.
Les incidents techniques et humains font partie de la course.
C’est une leçon que je n’oublierai pas !
Un grand merci à toute l’équipe de l'ERT
et à mes partenaires qui savent aussi m’aider pendant
les moments difficiles. Un merci particulier à Pascal
Serra de Pirelli pour sa disponibilité.
Je vous donne rendez-vous à Nogaro fin août plus
affûté physiquement et mentalement, motivé et
déterminé que jamais ou j'espère bien me
rattraper. |